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DPLO – Assemblée générale 2016 à Marsannay-la-Côte en Bourgogne

L’assemblée générale 2016 de Défense et Promotion des Langues d’Oïl a eu lieu le 23 octobre 2016 à Marsannay-la-Côte à côté de Dijon en Bourgogne, le lendemain des 4èmes Rencontres des Langues de Bourgogne.
Cette assemblée générale a été l’occasion de faire le point sur la situation de chacune des langues et chacune des régions, quelques mois après la réorganisation territoriale qui s’est traduite par la fusion de plusieurs régions, et aussi après les élections régionales de décembre 2015.
Les langues d’oïl partagent le sort des autres langues de France par le manque de reconnaissance juridique et statutaire. La charte européenne des langues régionales n’a toujours pas été ratifiée et les projets ou propositions de loi sur les langues de France n’ont pas abouti au Parlement.
La prise en compte des langues est variable selon les régions, mais peu d’entre elles ont une politique linguistique. La Région Bretagne se singularise toutefois avec une meilleure prise en compte du gallo. Pour rappel, la Bretagne reconnaît le breton et le gallo comme langues de Bretagne depuis 2004. En 2010, la région s’est dotée d’une vice-présidence aux langues de Bretagne et a créé un service des langues de Bretagne. En 2016, la région a en plus désigné une élue conseillère déléguée à la langue gallèse, a recruté un chargé de mission langue gallèse et consacre une ligne budgétaire pour le gallo. Le manque de reconnaissance étatique n’explique donc pas tout et les mobilisations et volontés locales comptent aussi.

Cârouje 2016 – 1ères assises de la langue gallèse

Le samedi 19 novembre marque une nouvelle étage de la politique linguistique de la Région Bretagne pour le gallo. C’est en effet ce jour-là qu’a eu lieu Cârouje 2016, premières assises de la langue gallèse. Cet événement s’est déroulé dans la salle des assemblées du Conseil régional de Bretagne, Hôtel de Courcy, à Rennes. La journée a été introduite par Madame Kaourintine Hulaud, conseillère déléguée à la langue gallèse, et a été clôturée par Monsieur Loïg Chesnais-Gérard, 1er vice-président du Conseil régional de Bretagne.
Cârouje 2016 a rassemblé plus d’une centaine de personnes, issue pour beaucoup du mouvement associatif. La matinée a été consacrée à quatre ateliers thématiques :
- la langue gallèse : enseignement et formation
- la langue gallèse : sphère publique / sphère privée
- la langue gallèse dans les médias
- la langue gallèse et la création artistique
L’après midi a débuté par une première présentation par Philippe Blanchet, enseignant-chercheur en sociolinguistique et en didactique de la communication plurilingue et interculturelle de l’Université Rennes 2, de l’étude sur la pratique et les représentations du gallo en Haute-Bretagne. Cette présentation a été suivie de la restitution des ateliers du matin, enfin de l’intervention de Monsieur Loïg Chesnais-Gérard qui a, à l’occasion, réaffirmé l’engagement de la Région Bretagne pour la prise en compte du gallo dans sa politique linguistique.
La journée s’est terminée par la remise des Priz du Galo 2016 par l’association Bertègn Galèzz.

Assemblée Générale de DPLO / Paris, 7 novembre 2015

Défense et Promotion des Langues d’Oïl a tenu son assemblée générale le 7 novembre à la Mission bretonne à Paris.
Cette assemblée générale a été l’occasion de faire le point sur la situation de chacune des langues et aussi sur la situation générale des langues régionales en France.
Plus de 25 ans après sa signature par l’Etat français, la Charte européenne de langues régionales et minoritaires n’est toujours pas ratifiée. Le Sénat vient à nouveau de refuser le débat. La situation des langues varie selon et régions et les alternances politiques. Mais ce qui les caractérise toutes, c’est un état d’insécurité juridique, un manque de statut.
DPLO réaffirme donc :
- La nécessité de la ratification par l’Etat français de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires ;
- Son application à toutes les langues de France, selon la liste établie par la Délégation générale à la Langue française et aux Langues de France (Ministère de la Culture) ;
- La nécessité d’une loi-cadre pour les langues de France ;
- La possibilité pour les régions d’obtenir plus de compétences en matière de politique linguistique (délégation ou transfert de compétences).
DPLO appelle tous les candidats aux élections régionales à prendre en compte les langues régionales dans leurs programmes et à exposer aux électeurs leurs projets de politique linguistique.
Les langues régionales concernent toutes les régions et donc ne posent pas de danger d’éclatement du pays. La France est riche de sa diversité linguistique. Les langues de France, et parmi elles les langues d’oïl, classées « sérieusement en danger » par l’UNESCO, ont besoin d’une reconnaissance juridique urgente et de la mise en place au niveau national et au niveau régional de politique linguistique.

DPLO-AG 2015 – Communiqué de Presse

Langues de Bourgogne – Bulletin Traivarses 2015 (4)

Le numéro de septembre 2015 de Traivarses – bulletin de l’association Langues de Bourgogne est disponible sur le site de la MPO – Maison du Patrimoine Oral de Bourgogne.

Traivarses 2015 (4)

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Maison du Patrimoine Oral de Bourgogne

Etats généraux de la langue picarde – 14 novembre 2015

No picard, no future ?
Nou picard, nou future !


Le samedi 14 novembre 2015 à Arras

Salle de l’Ordinaire à la Citadelle d’Arras – Boulevard du Général de Gaulle

Din éne paire ed mo chés régions Nord-Pas de Calais pi Picardie is s’in vont s’achuchonner. Tout ch’domainne picard, in France, i va éte rassanné.

Dans quelques mois, les régions Nord-Pas de Calais et Picardie vont fusionner, créant ainsi une nouvelle région rassemblant la totalité du domaine de la langue picarde, qu’on appelle picard, patois, chti ou rouchi, en France.

Ech picard i sra-ti éne inchèpe pour el novelle région ? Obin éne chance ?

Le picard sera-t-il le « boulet » de cette nouvelle région ? Ou une chance pour elle ?

Ech temps il est là d’inviter tout cheusses qu’is veut’te qu’éch picard i n’décesse point d’egzister, à vnir es vir, raviser dù qu’os in sonmes pi ahanser éne suite pour chel langue picarde, qu’in l’délonme picard, patois, chti o bien rouchi.

Le moment est donc venu d’inviter tous ceux qui veulent que le picard continue d’exister, à se rencontrer, faire un bilan et proposer ensemble un avenir à cette langue, qu’on apelle picard, patois, chti ou rouchi.

A l’défin d’chel jornée d’éch 14 ed novimbe à Arro, os attindons éd véritabes pourpositions qu’os perzintrons à l’novelle assannée régionale qu’a s’in vo éte cusie au moés d’déchimbe.

De cette journée du 14 novembre à Arras, au centre du domaine linguistique picard, nous espérons voir naître des propositions concrètes à transmettre à la nouvelle institution régionale qui sortira des urnes en décembre prochain.

En savoir plus (sur le site de l’Agence pour le Picard / Agince pour ech Picard)

Documentaire RTBF sur le wallon – 23 septembre 2015

La RTBF a diffusé le 23 septembre 2015 un documentaire de 58 min. sur le wallon : Le bout de la langue (à voir sur Youtube)

Une signalétique institutionnelle trilingue pour la Région Bretagne

Fronton du bâtiment du Conseil régional de BretagneLa Région Bretagne met en place une signalisation institutionnelle trilingue (français, breton, gallo) sur le site de Patton à Rennes où se trouve le siège de la Présidence (exécutif) et de la Direction générale des services (services régionaux) du Conseil régional de Bretagne. Deux panneaux ont déjà été posés à l’extérieur de l’enceinte et sont visibles de la rue. Un grand bandeau a également été mis au fronton du bâtiment principal. Il est prévu d’appliquer ce principe de signalisation institutionnelle et directionnelle trilingue à l’intérieur du bâtiment et sur d’autres sites notamment l’hôtel de Courcy (siège du Conseil régional de Bretagne, du Conseil économique, social et environnemental régional, du Conseil régional des jeunes et du Conseil culturel de Bretagne).
Un groupe de travail sur le gallo dans la communication régionale se réunit régulièrement depuis fin 2012.

Une Charte linguistique pour l’Alsace… pour l’alsacien, mais aussi pour le lorrain (welche) et le franc-comtois

La ville de Saverne vient de signer une Charte de la Ville de Saverne pour la promotion de la langue régionale sur la base de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Cet acte se place dans la prolongement de l’Appel en faveur d’une Charte linguistique pour l’Alsace lancé par le mouvement Initiative Citoyenne Alsacienne 2010 qui demande aux Collectivités Territoriales d’Alsace d’adopter dans des termes proposés une Charte linguistique pour l’Alsace. Parmi les propositions on retrouve plusieurs articles qui prennent en compte les langues romanes d’Alsace, le lorrain (welche) et le franc-comtois :

Article 7 : L’allemand, dialectal et standard, n’est pas l’unique langue régionale historique d’Alsace. Il en existe d’autres, qu’elles soient territoriales ou non territoriales, notamment le Jiddisch, le roman lorrain aussi appelé welche, et le roman franc-comtois. Il va de soi qu’une charte linguistique régionale se doit de conférer, également, une reconnaissance officielle à ces pratiques linguistiques et de les promouvoir, comme elle doit promouvoir les cultures qui s’y rattachent. La Région, les Départements et les Communes sont invités à œuvrer dans ce sens, tout comme l’Education Nationale et les médias publics.

Article 15 : (…) Une attention particulière sera accordée par l’Education Nationale au roman lorrain. Elle devra notamment proposer, dans les zones concernées, une sensibilisation progressive à l’école maternelle et à l’école élémentaire, et un approfondissement dans les collèges et les lycées dans le cadre d’un enseignement optionnel, d’une part linguistique et culturel d’autre part. Dans ce dernier cas, l’option Langue et culture régionales existante devrait pour le moins dans les établissements des vallées concernées s’ouvrir particulièrement à l’histoire et à la culture des pays welches.

Sondage TMO Régions / Bretagne Culture Diversité : 5 % des Bretons parlent le gallo et 8 % le comprennent

L’association Bretagne Culture Diversité a mis en ligne le 31 janvier 2014 sur son site les résultats du sondage qu’elle a commandé à TMO Régions sur divers aspects culturels en Bretagne (Bretagne historique, 5 départements), et notamment sur la pratique des langues de Bretagne : le breton et le gallo. Pour le breton, on trouve des chiffres proches de ceux de 2007 : aujourd’hui, 6 % des Bretons parlent le breton et 9 % le comprennent (6 % et 10 % en 2007).
C’est la première fois que la pratique du gallo est mesurée en même temps que celle du breton.
Le chiffre de 5 %, soit un peu plus de 200 000 personnes, est proche de celui de l’enquête du CREDILIF (ERELLIF-EA 3207 / Université de Rennes 2) en 2005 qui aboutissait à une estimation de 5 % des Bretons parlant ou comprenant le gallo.
Le travail de TMO Régions fait souvent autorité en ce qui concerne la pratique du breton. Ses chiffres sont repris dans toutes les études concernant la situation du breton. Nous avons donc aujourd’hui pour le gallo des chiffres de référence sérieux. On est loin du chiffre ridiculeusement bas de 1 % et 33 000 locuteurs, sur lesquels certains basent leurs opinions, discours et actions vis à vis du gallo. Cette sous-estimation [dans tous les sens du terme] et cette « surminoration » ont toujours été dénoncées par les différentes associations de défense et de promotion du gallo.
Le même sondage TMO Régions donne des chiffres concernant l’avenir des langues de Bretagne : 18 % se disent confiants pour l’avenir du gallo (24 % en ce qui concerne les locuteurs) et 42 % se disent inquiets (47 % parmi les locuteurs).
Les premiers chiffres de ce sondage montrent donc que le gallo est une langue bien vivante, encore largement pratiquée et comprise, mais aussi une langue en danger.
La Région Bretagne a reconnue en 2004 le breton et le gallo comme langues de Bretagne et a mis en place une politique linguistique (cf le document « Une politique linguistique pour la Bretagne » adopté par le Conseil régional de Bretagne le 29 mars 2012). Des progrès ont été faits depuis mais nous sommes bien loin du compte pour une réelle reconnaissance du gallo et l’engagement d’actions équitables, répondant à sa situation particulière.

Lien vers le site de Bretagne Culture Diversité
Synthèse des résultats du sondage
Résultats du sondage

Belgique : Le Conseil des Langues régionales endogènes et la ratification de la Charte européenne des langues régionales

La Belgique n’a toujours pas signé la Charte européenne des langues régionales, notamment en raison de son système fédéral particulier. En vue de faciliter les négociations entre les Communautés, les Régions et l’Etat fédéral, le Conseil des langues régionales endogènes de la Fédération Wallonie-Bruxelles a réalisé une liste de 38 dispositions qui pourraient être appliquées en Wallonie, ainsi que la liste des langues concernées (4 langues romanes et 2 langues germaniques) : le wallon, le champenois, le picard, le lorrain (gaumais), le francique mosellan (luxembourgeois) et le francique ripuaire.

Bilan annuel du CLRE 2012 (annexes 8 et 9, pages 43 et suiv.)